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Bienvenue

à la Commission suisse pour la conservation des plantes cultivées (CPC)


En 2026, la CPC célèbre 35 ans d’engagement pour la diversité des plantes cultivées et les CWR.
Le pois de Fully, notre tout premier projet de conservation, est devenu l’emblème de notre logo (Photo : Sibyl Rometsch).

Bienvenue

La Commission suisse pour la conservation des plantes cultivées (CPC) 
vous souhaite beaucoup de succès dans vos projets durant cette année.

 

Agroscope Conthey dispose d'un important centre de compétences sur les ressources génétiques et la sélection des abricots.

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La Commission suisse pour la conservation des plantes cultivées (CPC) 
vous souhaite beaucoup de succès dans vos projets durant cette année.

 

De la pomme sauvage (à droite) à la diversité des variétés cultivées d’aujourd’hui

NEWSLETTER CPC

 Fin d'été 2026

Chers membres et personnes intéressées,

Nous vous invitons à réserver dès maintenant la date de notre congrès anniversaire des 35 ans, qui aura lieu le 19 novembre à Lyss (BE) et abordera notamment les défis du changement climatique. 

Nous vous tenons informé également d’une nouvelle étape pour la plateforme de connaissances Fundus Agri-Cultura Alpina, désormais transmiseà Rete Semi Rurali, une association italienne engagée dans la préservation du patrimoine agricole alpin.

Nous revenons par ailleurs sur notre excursion à Agroscope Conthey, consacrée aux ressources génétiques fruitières et à la sélection des abricots. La rubrique “Du côté des membres”, met en lumière la prochaine rencontre autour des variétés rares de betteraves, le fruit de l’année - la griotte ‘Hallauer Aemli' - célébré à Berne, le travail de Semences de Pays, ainsi qu’un nouveau circuit court autour du pain d’amidonnier.

Enfin, des actualités nationales et internationales sont abordées avec la consultation sur la Politique agricole 2030+, la revue de l’OCDE, ainsi que le nouveau cadre européen pour les plantes issues de nouvelles techniques génomiques.

Nous vous souhaitons une excellente lecture et une belle fin d’été.

Le bureau de la CPC

Du côté de la CPC

35 ans de la CPC : de son histoire aux défis du changement climatique

Cette année, la CPC célèbre ses 35 ans d’engagement en faveur de la diversité des plantes cultivées. À cette occasion, nous vous invitons à notre congrès anniversaire, qui aura lieu le 19 novembre 2026 à Lyss (BE).

Sous le titre « 35 ans de la CPC : pour la diversité des plantes cultivées – Une histoire à célébrer et des défis climatiques à explorer », cette journée sera l’occasion de revenir sur les origines de la CPC et le chemin parcouru depuis sa création en 1991. Témoignages et échanges permettront notamment de mettre en lumière le rôle du réseau et les collaborations qui ont contribué au développement de la conservation et de l’utilisation durable des ressources phytogénétiques en Suisse.

L’après-midi sera tourné vers les enjeux actuels : le changement climatique et ses conséquences pour la conservation des ressources phytogénétiques, aux côtés d’un regard sur les dynamiques et les expériences à l’échelle européenne.

Plus d’informations ainsi que le programme seront disponibles début octobre sur notre site internet.

Réservez d’ores et déjà la date du 19 novembre !

 

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Fundus Agri-Cultura Alpina : une nouvelle étape

La dissolution de SAVE Foundation Suisse, prévue en septembre, entraîne également un changement pour la base de connaissances Fundus Agri-Cultura Alpina. Cette plateforme rassemble et met à disposition des connaissances sur le patrimoine culturel lié à l’agriculture dans l’espace alpin.

La CPC connaît bien Fundus Agri-Cultura Alpina: dans le cadre d’un projet mené avec SAVE Foundation, elle a contribué à étendre la plateforme aux régions francophones de l’arc alpin et à développer la plateforme wiki. Elle a également été associée au processus de recherche d’un repreneur visant à assurer la continuité de la plateforme après la dissolution de SAVE Foundation Suisse.

Dans ce cadre, Fundus Agri-Cultura Alpina a été transmis à l’association italienne Rete Semi Rurali (RSR), qui en assurera désormais la poursuite et s’engage notamment à promouvoir activement la plateforme. Les contenus resteront accessibles au public gratuitement, dans le respect de leurs auteurs et de leurs sources.

La transition se fera progressivement. Jusqu’en 2029, Fundus restera hébergé sur l’infrastructure actuelle, permettant ainsi aux utilisatrices et utilisateurs ainsi qu’aux auteurs de continuer à accéder au Wiki et à y contribuer. À partir de 2029, RSR reprendra entièrement la gestion de l’infrastructure et pourra transférer la plateforme sur ses propres serveurs. L’accord prévoit également des dispositions visant à préserver sur le long terme les connaissances rassemblées dans Fundus.

Cette transmission permet ainsi d’ouvrir un nouveau chapitre pour Fundus, tout en préservant l’accès public et gratuit aux connaissances rassemblées au fil des années.

 

Plus d’informations

Fundus Agri-Cultura Alpina

SAVE Foundation

Rete Semi Rurali

 

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À Conthey, sur les traces des abricots d’hier et de demain

Le 23 juin, une vingtaine de membres de la CPC ont visité une partie du site d’Agroscope à Conthey dans le cadre de l’excursion annuelle. La journée était consacrée aux ressources génétiques fruitières, avec un fort focus sur l’abricot : comment de nouvelles variétés sont créées, testées, puis reliées aux collections de variétés anciennes.

 

Après l’accueil, Christophe Carlen, responsable du domaine stratégique de recherche Systèmes de production Plantes, a présenté les activités du site ainsi que le contexte des économies prévues à Agroscope. En effet, d’ici fin 2029, le budget ordinaire de l’institut doit être réduit d’environ 10 millions de francs par rapport à 2023. Cette réduction entraînera la suppression de 58 postes à plein temps et touchera directement 43 membres du personnel. 

Plusieurs activités de recherche seront abandonnées, notamment dans le domaine des plantes aromatiques et médicinales. Le programme consacré aux abricots sera en revanche maintenu. Dans un tel contexte, la visite a permis de mesurer l’importance des travaux conduits à Conthey, mais aussi la fragilité de certains domaines de recherche.

 

Retrouver les anciennes variétés d’abricots

Romain Salamin, Mélanie Quennoz et Andrea Patocchi ont présenté à tour de rôle, au fil des différentes collections, les ressources génétiques de l’abricotier et le travail de sélection mené par Agroscope.

Au début du XXᵉ siècle, plus d’une douzaine de variétés étaient encore mentionnées en Valais. En 1922, le Luizet, le Rosé et le Paviot furent recommandés pour répondre aux besoins de la conserverie de Saxon. Cette concentration s’accentua progressivement : en 1989, le Luizet représentait 95 % des abricotiers cultivés. En 2024, sa part n’était plus que de 14,3 %, tandis que les autres variétés anciennes avaient pratiquement disparu de la production.

Pour préserver ce patrimoine, la première étape, lancée en 2017, consistait à retrouver les anciens abricotiers suisses. Grâce à des appels publics, aux services cantonaux et au bouche-à-oreille, 135 arbres ont été recensés, principalement en Valais, dans d’anciens vergers et des collections privées. Les analyses génétiques ont permis de ramener cet ensemble à 17 génotypes distincts jugés prioritaires pour la conservation.

En 2018, trois vergers de conservation réunissant ces 17 génotypes ont été plantés à Conthey, à Fey et à Vétroz. Cette duplication devait limiter le risque de perdre la collection entière. Les deux implantations extérieures n’ont cependant pas pu être maintenues. La diversité variétale de la parcelle en coteau a notamment compliqué sa gestion phytosanitaire, en particulier face à la drosophile du cerisier. La collection de Conthey, dernière encore en place, conserve trois arbres par accession.

 

Sélectionner les variétés de demain

Sur le même site de Conthey, la visite s’est poursuivie dans des parcelles ayant une autre fonction. Contrairement au verger de conservation, celles-ci servent à comparer des variétés et de nouvelles sélections susceptibles d’être proposées à la production.

Environ 50 variétés y sont actuellement évaluées, généralement à raison de 19 arbres chacune. Pendant plusieurs années, les équipes observent leur rendement, leur goût, leur aspect, leur conservation, leur aptitude au transport ainsi que leur tolérance aux maladies et aux stress climatiques. Les plus intéressantes sont ensuite testées à plus grande échelle. Au total, il faut généralement entre quinze et vingt ans pour obtenir une nouvelle variété.

Cette diversification permet également d’étaler les récoltes au lieu de concentrer toute la production sur quelques semaines. Les variétés très tardives sont toutefois davantage exposées à la drosophile du cerisier. La sélection ne constitue donc qu’une partie de la solution, aux côtés des pratiques culturales, de l’irrigation et des protections physiques.

 

Une filière particulière pour les plantes médicinales

La matinée s’est poursuivie avec Xavier Simonnet, collaborateur scientifique du groupe Baies et plantes médicinales. Cette filière est caractérisée par un grand nombre d’espèces et des exigences particulières. Ricola a joué un rôle important dans son développement depuis les années 1980 et absorbe aujourd’hui environ 60 % de la production suisse de plantes aromatiques et médicinales.

La sélection porte notamment sur les métabolites secondaires, responsables de nombreuses propriétés aromatiques ou médicinales. Leur composition dépend fortement de la génétique. Pour les entreprises, l’enjeu est donc d’obtenir des lots aussi réguliers que possible.

Un projet sur le fenouil doux illustre ce travail. Coop souhaitait développer des produits destinés aux mères et aux nourrissons avec une matière première locale plutôt qu’importée d’Égypte. Ces collaborations associent recherche, production et transformation, notamment au sein du PhytoArk et avec Mediplant, Pharmalp et Valplantes. L’abandon annoncé de ce domaine à Agroscope soulève désormais des questions sur la conservation du matériel et des compétences développées à Conthey.

 
L’après-midi sur le domaine de Châteauneuf

L’après-midi, Sven Knieling, responsable du secteur Production de l’Office d’arboriculture et cultures maraîchères du canton du Valais, a présenté les collections du domaine cantonal de Châteauneuf, gérées en collaboration avec Agroscope.

La chaleur du jour a permis d’aborder la question de l’eau. Des températures supérieures à 35 °C pendant plusieurs jours peuvent affecter les abricotiers, mais les parcelles visitées sont suivies à l’aide de tensiomètres et régulièrement irriguées par microaspersion.

Le Conservatoire du Luizet réunit une cinquantaine de clones collectés dès 1998 avec les producteurs valaisans. Cette diversité est étudiée pour ses qualités agronomiques, sanitaires, gustatives et son aptitude à la distillation. Elle fournit aussi du matériel aux pépiniéristes, aux arboriculteurs et à la sélection : les variétés Mia et Elsa comptent ainsi le Luizet parmi leurs parents.

Le domaine conserve également environ 140 variétés de poires et compare 25 mutants de Gala, tandis qu’Agroscope dispose d’une collection de 357 variétés de pommes. Ces collections constituent autant de ressources pour les futurs croisements et la production.

 

Il n’existe pas d’abricot parfait

La journée s’est achevée par une dégustation animée par Sven Knieling et Mélanie Quennoz. Les participants ont d’abord comparé des variétés connues, parmi lesquelles Mia, Elsa et Pearl Cot, avant d’évaluer plusieurs sélections expérimentales encore identifiées par des numéros et provenant des parcelles visitées le matin.

Cette dégustation a rappelé qu’il n’existe pas une variété parfaite. La production, le commerce, la transformation et les consommateurs n’accordent pas toujours la même importance au goût, à la texture, à la couleur, au rendement ou à la conservation. La diversité des variétés permet précisément de répondre à cette diversité des besoins.

La visite a ainsi permis de parcourir tout le chemin qui relie une ancienne ressource génétique à une variété susceptible d’être cultivée demain : retrouver, assainir, conserver, observer, croiser, sélectionner, tester et, enfin, déguster.

 

Du côté des membres de la CPC

À la découverte de variétés rares de betteraves rouges

Le lundi 12 octobre 2026, de 13h30 à 17h, ProSpecieRara vous invite à son atelier de mise en réseau annuel au Landhotel Hirschen, à Erlinsbach près d’Aarau.

Cinq variétés rares de betteraves rouges seront au cœur de l’après-midi. Les personnes actives dans l’agriculture, la transformation, le commerce et la gastronomie pourront découvrir les résultats des essais de culture menés par le FiBL, dégusteront les différentes variétés sous la conduite du cuisinier et créateur de recettes Pascal Haag, puis échangeront sur les opportunités et les défis liés aux anciennes variétés de légumes.

La participation est gratuite. Les personnes travaillant en cuisine peuvent, sur demande, recevoir à l’avance des échantillons des différentes betteraves et partager leurs expériences lors de la rencontre.
 

Programme et inscription

Événement : “Seltene Randensorten neu entdecken” (en allemand) | ProSpecieRara

 

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Dans les coulisses de la production de semences : visite chez Semences de Pays

À Belle-Idée, à Chêne-Bourg (GE), les cultures de Semences de Pays ressemblent d’abord à un jardin maraîcher particulièrement diversifié. Mais ici, la plupart des légumes ne sont pas destinés à finir directement dans une assiette : ils sont cultivés pour produire les graines de la génération suivante.

Fondée en 2009 par des acteurs de la filière maraîchère genevoise et de l’agriculture contractuelle de proximité, l’association est née d’un besoin très concret : obtenir des plantons biologiques, locaux et suffisamment diversifiés pour les paniers des coopératives agricoles. Depuis 2016, l’association est installée à proximité de l’ancienne ferme de François Grosjean, agriculteur genevois issu d’une famille qui a cultivé, conservé et sélectionné ses propres semences pendant plusieurs générations. De nombreuses variétés locales maintenues par la famille sont aujourd’hui encore travaillées par Semences de Pays. Aujourd’hui, six personnes (environ trois équivalents plein temps) y assurent la sélection, la multiplication, le tri et la conservation des semences.

 

Produire des graines, mais pour qui ?

Cette année, Semences de Pays cultive 52 variétés pour son catalogue, parmi lesquelles 14 sont également produites pour le réseau Court-Circuit et trois pour ProSpecieRara. À ces cultures s’ajoutent sept variétés hors catalogue destinées au projet Légumineuses de la GZPK, ainsi que deux variétés produites uniquement pour Court-Circuit et une uniquement pour ProSpecieRara.

Ces chiffres ne disent toutefois pas tout du travail effectué. Une variété du catalogue peut être multipliée en petite quantité, tandis qu’une variété destinée à Court-Circuit peut demander plusieurs années d’essais et de sélection. Les comparaisons variétales, en particulier, occupent une place importante et sont généralement réalisées en fonction des besoins du réseau.

Court-Circuit est un réseau participatif qui réunit des structures maraîchères, des structures produisant des plantons et des semenciers. Ensemble, elles choisissent les variétés à tester et à produire, planifient la production et discutent de la qualité des semences, des prix et des engagements de chacun. Les semences sont produites par Semences de Pays, par BioBrüngger et, de plus en plus, directement dans les fermes membres. Le travail est aujourd’hui réparti de manière assez comparable entre Semences de Pays et BioBrüngger ; les fermes membres assurent désormais près d’un tiers de la production.

Observer, choisir, ressemer

Dans les parcelles, Joël Mützenberg, membre de l’équipe de Semences de Pays et notamment chargé du travail de sélection, nous présente une courgette ‘Verte des maraîchers’ et un poireau ‘Dubouchet’. Les deux sont engagés dans un travail de sélection : il ne s’agit pas seulement de récolter des graines, mais d’observer les plantes et de choisir celles dont les qualités (goût, forme, régularité ou comportement au champ) méritent d’être transmises

Le poireau ‘Dubouchet’ est une variété validée par les structures maraîchères de Court-Circuit. La sélection visible lors de la visite a été menée dans deux fermes du réseau : La Touvière, à Meinier (GE), et la ferme du Joran, à Orbe (VD). Les graines qui en seront issues sont destinées aux exploitations maraîchères et au jardinage amateur.

Un peu plus loin, devant les serres, une agastache en fleur attire les insectes. Cette culture sert à multiplier des semences pour le catalogue de Semences de Pays ; elle contribue aussi à maintenir une population de pollinisateurs sur le site.

 

Sous filet pour éviter les croisements indésirables

La visite se poursuit sous une serre protégée dans laquelle certaines cultures dont la carotte ‘Bollin’, une variété travaillée dans le cadre de Court-Circuit et sélectionnée à la ferme de la Belle Courgette, pousse sous filet.

En effet, pour une carotte porte-graines, la question de la pollinisation est centrale. Tout autour, la carotte sauvage, Daucus carota, pousse facilement dans les friches et les bords de champs. Sans protection, elle pourrait se croiser avec les carottes cultivées et modifier les caractéristiques de la variété récoltée. Le filet permet donc de protéger la pureté variétale des graines.

Les serres ne servent pas uniquement à l’isolement. Certaines espèces y sont cultivées parce que leur production se fait habituellement sous tunnel, comme les tomates, les aubergines ou les concombres. La sélection doit alors se dérouler dans les mêmes conditions que celles rencontrées ensuite dans les exploitations. Pour d’autres espèces, telles que le fenouil, le persil plat ou les carottes, la serre limite surtout les pertes à l’automne.

 

De la plante à la graine

Lorsque les porte-graines arrivent à maturité, le travail ne s’arrête pas au champ. Les plantes récoltées sont d’abord mises à sécher sous serre. Les tiges, fruits ou ombelles y restent le temps nécessaire avant l’extraction des graines.
 

Vient ensuite une étape technique essentielle : les graines sont battues, séparées des résidus végétaux, puis nettoyées à l’aide de différentes machines et de plusieurs tamis.

Toutes les graines qu’elles soient destinées au catalogue, à Court-Circuit ou à un partenaire sont conservées dans les mêmes conditions : entre 13 et 15 °C, avec une humidité d’environ 40 %. Elles y attendent les prochains semis, les livraisons aux partenaires ou les commandes destinées aux exploitations maraîchères et au jardinage amateur.
 

À Belle-Idée, Semences de Pays ne se limite donc ni à conserver des variétés anciennes, ni à vendre des sachets de graines. L’association maintient et sélectionne des populations vivantes, en assure la multiplication avec ses partenaires et les remet en circulation dans les jardins et les exploitations.

 

Pour plus d’informations

Semences de Pays

 

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La griotte 'Hallauer Aemli' à l’honneur à Berne

Un véritable griottier installé au cœur du Kaiserhaus à Berne, une boisson pétillante servie au bar et une exposition consacrée à cette variété presque disparue : durant une semaine, la griotte était à l’honneur. En collaboration avec le Kaiserhaus OF GOODS Bern, FRUCTUS a célébré ‘Hallauer Aemli’ la variété fruitière suisse de l’année 2026.

L’exposition s’inscrivait dans le cadre d’OF GOODS, un grand magasin récemment inauguré et conçu selon des principes de durabilité, de circularité et d’interactivité. Les visiteurs ont pu découvrir et déguster l’Aemli-Kriesi, nom donné en Suisse alémanique à la griotte ‘Hallauer Aemli’, tout en se familiarisant avec son histoire, sa culture, sa transformation et son importance pour la diversité variétale. Seuls les fruits frais manquaient à l’appel.

Lors de la préparation de l’événement, les organisateurs craignaient que celui-ci ait lieu trop tôt par rapport à la récolte. En réalité, les griottes sont arrivées à maturité plusieurs semaines plus tôt que prévu en 2026 et avaient déjà été récoltées. Le réchauffement du climat, un enjeu qui nous concerne tous, s’est ainsi également fait sentir à cette occasion.

En ouverture de la semaine, une soirée fut organisée sous le signe du goût, du partage des connaissances et des rencontres. Un apéritif a permis aux participants d’échanger autour de bouchées fermentées et de boisson pétillante à la griotte. Lors du repas qui a suivi, la variété de l’année a été déclinée de manière créative dans plusieurs plats, avant un grand buffet de desserts.

Une chose est rapidement apparue : la variété ‘Hallauer Aemli’ ne se distingue pas seulement par son goût, elle rassemble aussi les personnes et suscite les échanges. Les discussions ont porté sur les variétés anciennes, la biodiversité, l’agriculture et la transformation, mais aussi sur les moyens de préserver notre diversité culinaire.

Le succès de cet événement a montré tout le potentiel de telles collaborations. FRUCTUS remercie le Kaiserhaus OF GOODS, Arbovitis, Slow Food, la pépinière Glauser, VeDa-Dessert et le restaurant Frohsinn pour leur engagement, leur soutien et leurs nombreuses contributions à la réalisation de cette semaine.

Texte original : Andi Handke, FRUCTUS. Traduction et adaptation : CPC-SKEK.

 

Pour plus d’informations

Portrait de la variété ‘Hallauer Aemli’ de FRUCTUS

 

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Un nouveau circuit court pour le pain d’amidonnier

Dans l’Oberland zurichois, l’initiative « Korn zu Krume » développe une nouvelle filière de commercialisation pour le pain d’amidonnier. Elle réunit production agricole, transformation artisanale et sélection végétale afin de mieux valoriser cette céréale ancienne, dont le marché demeure aujourd’hui une niche.

Un premier essai a été réalisé au printemps : les membres de la Solawi Huebhof ont reçu des pains préparés avec l’amidonnier Sephora, une variété développée par la Getreidezüchtung Peter Kunz (gzpk). Les céréales ont été cultivées au Huebhof, nettoyées et décortiquées à la Maismühle Landolt, puis moulues et transformées en pains de mie par la Bäckerei Sundaram.

Depuis juin 2026, les pains peuvent être commandés par abonnement. Le modèle prévoit une répartition transparente du prix : sur un pain vendu 8.30 francs, 5 % sont reversés à la sélection d’amidonnier de la gzpk, 20 % à la production, au stockage et au nettoyage, 60 % à la boulangerie et 15 % à l’administration de l’abonnement du Huebhof.

En parallèle, trois autres lignées d’amidonnier sont cultivées cette année au Huebhof. L’objectif est d’identifier celles qui correspondent le mieux aux conditions du domaine et aux besoins de la boulangerie, avant d’en multiplier localement les semences. Ce projet illustre une approche dans laquelle la sélection, la production et la transformation sont étroitement associées, de la graine jusqu’au pain.

 

Pour plus d'informations

Article complet | gzpk aktuell

Getreidezüchtung Peter Kunz (gzpk)

 

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National

Politique agricole 2030+ en consultation : et la diversité des plantes cultivées ?

Le 2 septembre 2026, le Conseil fédéral a ouvert la consultation sur la Politique agricole à partir de 2030 (PA30+). La réforme vise notamment à renforcer la sécurité alimentaire, la création de valeur et l’utilisation efficiente des ressources.

Des thématiques communes à la PA30+ et au PAN-RPGAA

La conservation et l’utilisation durable des RPGAA sont soutenues dans le cadre du PAN-RPGAA, dont la mise en œuvre est notamment régie par l’Ordonnance sur les ressources phytogénétiques (ORPGAA). La PA30+ concerne plus largement différents domaines et instruments de la politique agricole, dont certains présentent des liens avec les objectifs du PAN-RPGAA.

C’est notamment le cas de la promotion de variétés robustes, de la diversification de la production, de l’adaptation aux changements climatiques ainsi que du transfert des connaissances vers la pratique.

Ces orientations présentent des points communs avec plusieurs priorités de la phase VIII du PAN-RPGAA (2027–2030), notamment la mobilisation de variétés locales et d’espèces délaissées, l’identification de ressources robustes et résistantes et le développement de leur utilisation dans la pratique.

La consultation est ouverte jusqu’au 8 décembre 2026. Les membres de notre réseau intéressés par ces thématiques sont invités à consulter les documents de la PA30+ et à prendre part à la consultation.

 

Pour plus d’informations

Communiqué de presse sur la consultation PA30+ de l’OFAG

 

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International

La diversité des plantes cultivées dans la revue du système agroalimentaire suisse de l’OCDE

En juillet 2026, l’OCDE a publié une vaste revue du système agroalimentaire suisse (Policies for the Future of Farming and Food in Switzerland). La diversité des plantes cultivées y est abordée dans le chapitre consacré à la biodiversité et aux ressources naturelles. Si les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (RPGAA) n’y font pas l’objet d’une analyse spécifique, certains constats sont particulièrement intéressants pour notre réseau.

Un bilan positif pour la conservation

L’OCDE reprend l’évaluation des objectifs environnementaux pour l’agriculture définis par l’OFAG et l’OFEV. Le bilan est positif pour les plantes cultivées : l’objectif de conservation des variétés importantes pour l’agriculture est considéré comme atteint et les mesures mises en place permettent de maintenir leur diversité génétique.

La situation est en revanche moins favorable pour les espèces sauvages indigènes, notamment les espèces sauvages apparentées aux plantes cultivées (CWR). Pour nombre d’entre elles, les conditions nécessaires au maintien de leur diversité génétique restent insuffisantes.

Conserver, mais aussi utiliser

Le rapport de l’OCDE met également en lumière une distinction importante : une diversité conservée est-elle aussi une diversité utilisée ?

L’évaluation présentée porte principalement sur la conservation des ressources génétiques et renseigne peu sur la diversité variétale effectivement présente dans les cultures ou sur le transfert des ressources conservées vers la sélection et la production. Or, une grande diversité peut être conservée dans des banques de gènes et des collections sans pour autant être largement utilisée dans les champs, les vergers ou les chaînes de valeur.

Cette distinction rejoint les questions abordées dans le monitoring réalisé par la CPC et ProSpecieRara : après plusieurs décennies d’efforts importants en faveur de la conservation, l’utilisation durable de la diversité constitue un enjeu majeur.

Un enjeu au cœur de la phase VIII du PAN-RPGAA

Ce constat fait écho aux priorités de la phase VIII du PAN-RPGAA (2027–2030). Parallèlement à la poursuite de la conservation, l’accent est mis sur l’utilisation durable des RPGAA et la sensibilisation. Les priorités visent notamment à mieux mobiliser les variétés locales, les espèces délaissées et les ressources adaptées aux nouvelles conditions environnementales, en favorisant leur utilisation dans la sélection, la production et, lorsque cela est pertinent, jusqu’au développement de produits.

La sensibilisation occupe également une place importante : les projets soutenus doivent mieux faire connaître les RPGAA, les enjeux liés à leur conservation et à leur utilisation et montrer comment les différents publics peuvent s’engager. La nouvelle phase encourage en particulier les projets collectifs, les démarches ayant un effet multiplicateur et les actions destinées aux agriculteurs, aux entreprises horticoles et aux autres acteurs concernés. Une attention spécifique est également accordée à la sensibilisation à l’importance des CWR.

 

Pour plus d’informations

Rapport OCDE 2026. Policies for the Future of  Farming and Food in Switzerland

CPC et ProSpecieRara, 2026. Vom Zustand der Schweizer Nutzpflanzendiversität 

Priorités du PAN-RPGAA – Phase VIII 2027–2030

 

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NTG : l’Union européenne allège les règles pour certaines plantes génétiquement modifiées

Le 17 juin 2026, le Parlement européen a approuvé un nouveau règlement sur les plantes obtenues par de nouvelles techniques génomiques (NTG). Le Conseil de l’UE avait déjà adopté le texte en avril. Après sa publication au Journal officiel, les nouvelles règles devraient s’appliquer progressivement dès la mi-2028.

Le principe est simple : toutes les plantes génétiquement modifiées ne seront plus traitées de la même manière.

Deux catégories de NTG

Les OGM transgéniques c’est-à-dire les plantes auxquelles de l’ADN a été introduit par génie génétique, parfois issu d’une autre espèce restent soumis aux règles OGM complètes.

Les NTG, telles que CRISPR, permettent quant à elles de modifier de manière ciblée l’ADN d’une plante. Elles seront désormais réparties en deux catégories :

  • Les NGT-1 : modifications que l’UE considère comme également réalisables par sélection conventionnelle.
  • Les NGT-2 : autres modifications, jugées plus complexes.

Une plante NGT-1 devra être vérifiée par une autorité compétente. Si elle répond aux critères, elle sera ensuite traitée comme une variété conventionnelle : pas d’évaluation complète des risques OGM ni d’étiquetage spécifique des aliments. Les semences devront toutefois être identifiées comme NTG, et les variétés seront inscrites dans une base de données publique.

Les NGT-2 resteront soumises aux règles OGM existantes : évaluation des risques, autorisation préalable, traçabilité et étiquetage. Les États membres pourront aussi limiter ou interdire leur culture.

Aucune plante NTG ne pourra être utilisée en agriculture biologique. Les plantes tolérantes aux herbicides ou produisant des substances insecticides ne pourront pas être classées NGT-1.

Une approche plus légère que celle recommandée par l’ANSES

Dans un avis de 2024, l’agence nationale française de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail recommandait une évaluation au cas par cas des plantes obtenues par mutagénèse dirigée, y compris lorsque la modification reproduit un caractère déjà connu.

Le nouveau règlement conserve cette évaluation complète pour les NGT-2, mais adopte une approche plus légère pour les NGT-1 : une fois les critères remplis, elles sont assimilées à des variétés conventionnelles.

Et en Suisse ?

La Suisse n’est pas tenue de reprendre ces règles. Les NTG relèvent encore du droit sur le génie génétique et le moratoire sur leur culture commerciale devrait être prolongé jusqu’au 31 décembre 2030.

Le Conseil fédéral prépare néanmoins une loi distincte pour certaines plantes sans gènes étrangers et présentant une plus-value démontrée. Elle prévoirait un régime plus souple que le droit OGM actuel, tout en maintenant une autorisation fondée sur les risques.

Des règles différentes entre la Suisse et l’UE pourraient compliquer les échanges de semences et de matériel de reproduction.

 

Sources

 

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