CPC-SKEK

NEWSLETTER CPC

Hiver 2021-22

Chers membres de la CPC et intéressés,

L'hiver est désormais si proche que l'on n'a plus qu'une envie : se mettre au chaud. Il ne nous manque donc plus que de la lecture.

Dans la newsletter suivante, la CPC vous informe de la prochaine assemblée générale, de son nouveau logo et autre changement à venir.

Qu'il s'agisse d'une visite, d'une présentation de projet ou d'un communiqué de presse – vous pouvez également vous réjouir des diverses nouvelles des membres CPC.

En outre, vous trouverez ici toutes les informations nécessaires sur les prochains délais du PAN-RPGAA.

Nous vous souhaitons de belles fêtes de Noël, une bonne fin d'année et une lecture enrichissante.

Le secrétariat de la CPC

Du côté de la CPC

Assemblée générale de la CPC le 28 avril chez Sativa Rheinau

Nous avons le plaisir de vous annoncer que notre assemblée générale annuelle aura lieu le 28 avril 2022 chez Sativa à Rheinau.

Nous aurions encore plus de plaisir à vous accueillir personnellement à l'assemblée.

De plus amples informations sur l'organisation et le déroulement suivront l'année prochaine.

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Information aux preneurs de projets PAN : remise des rapports annuels 2019 jusqu’à fin février 2020.

Fin février 2022, les documents suivants doivent être remis à l'OFAG pour les projets PAN en cours :

 

1. Remise du rapport annuel de l’année 2019

(Exceptions : si aucun rapport n'est nécessaire, cela est stipulé dans le contrat)

  • Pour les projets « collections » et « jardins de démonstration », le formulaire de rapport correspondant fourni par l’OFAG doit être utilisé.

  • Pour les autres projets, il n’y a pas de formulaire type. Toutefois, le rapport doit fournir des informations sur la réalisation des (sous-)objectifs sur la base des indicateurs convenus dans le contrat de projet. Les informations suivantes doivent nécessairement s’y trouver: numéro de contrat, numéro et nom du projet, nom du preneur de projet, année du rapport.

Les rapports doivent être envoyés signés à l’OFAG et  par email. De plus, ils doivent être mis sur la base de donnéePGREL-NIS sous l’espace attribué au projet: www.pgrel.admin.ch correspondant : https://www.pgrel.admin.ch/pgrel/#/project/list

Comme les rapports contiennent parfois des signatures ou des informations qui ne se prêtent pas à la publication, veuillez laisser le statut du rapport à "non publié". En revanche, le résumé (max. 1000 signatures) est toujours public. Il doit donc être adapté à la publication. L'idéal pour le résumé est qu'il rende compte de l'avancement général du projet au cours de l'année concernée et qu'il contienne des informations d'intérêt général.

 

2. Remise du décompte annuel 2019

Avec le rapport, un décompte annuel signé doit être rendu également par email (plus par la poste). Les décomptes se font à l’aide des formulaires types fournis par l’OFAG: projets collections et P, projets d’utilisation durable ou de sensibilisation/jardins de démonstration.

Le décompte doit être accompagné d'une annexe contenant un récapitulatif des coûts et les justificatifs correspondants (soit une liste des frais de personnel, de matériel et des frais annexes, soit, pour les collectes et les projets pour lesquels un décompte selon des tarifs indicatifs a été explicitement convenu, un récapitulatif correspondant).

 

3. Entrée/actualisation des données et résultats

Le matériel traité et les résultats élaborés à partir des collections et des projets doivent être téléchargés sur PGREL-NIS : www.pgrel.admin.ch

Le prochain délai PAN : 2023 marquera le début de la nouvelle phase VII du PAN. Les demandes de projets correspondantes doivent être déposées avant fin mai. Veuillez consulter à cet effet les nouveaux points forts de la phase VII, qui seront disponibles au plus tard fin janvier sur la page suivante :

https://www.blw.admin.ch/blw/fr/home/nachhaltige-produktion/pflanzliche-produktion/pflanzengenetische-ressourcen/nap-pgrel.html

Pour plus d’information :

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Nouveau logo CPC et pois de Fully

Pas toujours facilement reconnaissable, le logo de la CPC illustre depuis sa fondation il y a 30 ans, le très rare pois élevé ou pois de Fully (Pisum sativum subsp. Biflorum). Le projet de conservation de cette plante fut l’un des premiers à être mené par la CPC, ce qui a valu au pois de devenir l’emblème du logo CPC.

Mais, la modernisation du logo CPC était devenue urgente pour deux raisons. L’une parce que le public, d’une façon générale, ne comprenait pas ce que représente le logo, l’autre afin de s’intégrer dans l’époque actuelle moderne. Un logo reconnaissable et simple a l’avantage de renforcer sa visibilité et celle de l’organisation.

Les aspects historiques derrière le logo de la CPC sont de valeur et méritaient d’être conservés dans la modernisation du logo. Le pois continuera donc d’illustrer l’image de la CPC.

Dès maintenant vous pouvez découvrir le logo rajeunit sur notre site internet ; il sera intégré complètement dans notre système en janvier 2022. 

La prochaine étape de modernisation concernera le site internet, devenu vieillot. Toutefois, ce changement concernera le design et non pas le contenu du site. Il aura lieu durant la première moitié de 2022.

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Du coté des membres CPC

Visite chez Martin Brüngger

Si on n'a pas reçu d'instructions préalables, on peut facilement manquer le chemin étroit qui mène du village de Safnern dans le Jura. Une fois qu'on a pris la bonne bifurcation, le paysage de prairies vallonnées offre une vue claire de la ferme.

Deux des quatre tunnels situés derrière cette ferme appartiennent à Martin Brüngger. En plus, Martin en possède quatre autres entre Villeret et Cortébert dans le Vallon de Saint-Imier. Selon lui, les différences climatiques entre ces lieux peuvent être intéressantes pour la production de semences.

Dans les tubes semi-circulaires à Safnern, on peut par exemple cultiver des aubergines et des courgettes. Dans le Vallon de Saint-Imier, entre autres, des pois. Son véritable métier n'est cependant pas de cultiver et de vendre des légumes, mais de multiplier leurs graines, qu'il diffuse sous le nom de BioBrüngger.

Martin Brüngger a beaucoup appris en dix ans de sélection de semences : la plupart de la demande en semences est satisfaite et par très peu de producteurs. Il a également appris que certaines qualités sont indispensables pour gagner sa vie en tant que multiplicateur de semences.

Sans son ingéniosité, par exemple, il ne serait pas allé bien loin. Alors que la plupart des entreprises semencières parviennent à maintenir les coûts de main-d'œuvre – et donc le prix des semences – au plus bas grâce à des machines coûteuses et à des processus hautement spécialisés, Martin Brüngger n'a pas accès à de tels outils et a adopté une approche plus traditionnelle comme le battage en roulant sur les plantes séchées, ou en utilisant un sèche-cheveux pour sélectionner les bonnes graines.

Depuis le début de son travail de multiplicateur de semences, la motivation de produire ses propres semences est inépuisable. Elle est renforcée par le fait qu'en multipliant des semences de variétés anciennes, il contribue à la préservation de la diversité génétique. Mais le plus motivant, selon Martin Brüngger, c'est de pouvoir fournir des semences à des producteurs de légumes qui apprécient son travail et ses variétés.

    La persévérance a également été nécessaire pour constituer un tel réseau : depuis 2019, après huit ans de multiplication des semences, il parvient à en vivre en tant qu’indépendant. Il fait de la multiplication pour Sativa Rheinau et multiplie des variétés anciennes dans le cadre du PAN-RPGAA pour la sélection de conservation. En outre, Brüngger produit des semences bio pour le projet Court Circuit - Un projet de vente directe de semences aux producteurs de légumes selon le principe de l'agriculture contractuelle.

    Travailler comme multiplicateur de semences indépendant a définitivement aussi ses bons côtés. Il y a de grandes caisses en bois dans la grange de la ferme près de Safnern. Martin Brüngger loue la grande salle pour sécher les plantes, nettoyer les graines battues et ensuite les stocker. Il prend un bulbe dans une boîte remplie d'ail et en casse délicatement quelques gousses avec son pouce. Derrière cet ail, une histoire peu commune : une dame âgée rencontrée lors d'un stage de formation pour la multiplication des semences en 2012 lui en a donné cinq gousses. Elle s'est avérée plus tard être une variété étonnamment robuste, aromatique et productive. Cette année, il en a récolté 170 kilos.

     

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    Projet d'observation de variétés de panais et de racines de persil

    Une fois la récolte terminée, le travail peut vraiment commencer chez Artha Samen – du moins le travail de bureau. Car il s'agit alors de terminer le rapport pour l’OFAG sur le projet d'observation

    Jürg Hädrich, fondateur et directeur d'Artha Samen, plante chaque année avec ses collaborateurs 20 variétés d'une même espèce dans le cadre de projets de sélection. Cette année, ce sont 15 variétés de panais et 5 de racines de persil qui ont été cultivées sur mandat de l'OFAG.

    Une partie du travail du bureau consiste à examiner chaque variété et à recommander ensuite ce qu'il convient de faire avec elles. Les recommandations vont de la conservation de la variété à son retrait de la liste de conservation (liste positive), en passant par sa surveillance active.

    Sur les 20 variétés, 7 ont été jugées aptes à être conservées sur la liste positive de l'OFAG. C'est le cas par exemple de la « Demi-longue de Guernesey », une variété très ancienne qui avait déjà été décrite par l'horticulteur français Philippe André de Vilmorin (1776-1862).

    5 des 20 variétés ont été proposées pour une surveillance active. Elles se trouvent actuellement encore en commerce de semences. Comme ces variétés sont précieuses, elles devraient être surveillées afin d'éviter leur disparition. La « demi-longue » est une telle variété, qui convainc notamment par sa forme régulière.

    Pour 6 autres variétés, il n'y a pour l'instant aucun besoin commercial, car il s'agit de variétés commerciales étrangères, ce qui garantit leur disponibilité à moyen terme. « L’Aromata » est une de ces variétés étrangères. Comme son nom l'indique, elle doit probablement sa pérennité à son goût corsé.

    Souhaitez-vous en savoir plus sur les différentes variétés de panais et sur le déroulement général du projet d'observation ? Vous pouvez consulter le rapport complet d'Artha Samen ci-dessous.

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    Rapport:

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    Accroissement de la diversité dans les vignobles

    A l'origine, elles étaient plantées pour servir de collation aux viticulteurs pendant les pauses de travail. Les pêches de vigne auraient donc déjà orné les vignobles d'Europe centrale à l'époque des Romains.

    Mais outre l'invitation à la consommation directe, les pêches de vigne promettent d'autres avantages.  Ainsi, au printemps, la floraison multicolore de ces arbres rehausse l'aspect du paysage. En même temps, ils enrichissent la diversité des plantes cultivées et la biodiversité en général en tant que variétés rares et en tant qu'habitats. Enfin, les pêches de vigne permettent de fabriquer de délicieux produits tels que des confitures, des eaux-de-vie et des liqueurs.

    C'est notamment en raison de ces propriétés caractéristiques que le Fonds Suisse pour le Paysage (FSP) a décidé de promouvoir la plantation de pêches de vigne dans le cadre d'un projet. En collaboration avec Realisation Schmid, membre de la CPC, 1'000 pêchers de vigne devraient être plantés dans toute la Suisse d'ici fin 2022.

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    National

    Les anciennes variétés et la sécurité alimentaire

    Le réseau « Agroecology Works ! » fondé en 2019, s'engage dans toute la Suisse pour l'adoption d'un modèle agroécologique. Il veut ainsi promouvoir le changement du système alimentaire dans une direction plus durable et socialement acceptable.

    Au cours de la première semaine de novembre, il a tenu les Journées de l'agroécologie, avec des manifestations organisées dans toute la Suisse.  Le séminaire « Agrobiodiversité et sélection végétale participative pour une transformation agroécologique de l'agriculture ? » du 2 novembre a particulièrement retenu l’intérêt de la CPC avec une question centrale :  quel est le degré d'attention accordé au potentiel de la diversité génétique des anciennes variétés ?

    Dans son discours d'ouverture, Eva Gelinsky de semnar a souligné les effets positifs de la sélection participative pour l'agrobiodiversité, car elle accroît la diversité génétique.

    Marianna Fenzi, de l'EPFL, a évoqué le rôle central des variétés de pays pour une alimentation plus saine et plus sûre (les variétés de pays sont également des variétés anciennes) dans son exposé sur les systèmes de semences locales dans le Sud et le Nord. Elle a également parlé de la supériorité des variétés locales sur les variétés hybrides locales.

    Peter Moser, historien des Archives de l'histoire rurale, a expliqué l'existence et le fonctionnement d'un système de semences locales en Suisse. Ce système a toutefois disparu après la Seconde Guerre mondiale en raison de conflits internes et de l'industrialisation croissante du secteur agricole.

    En prenant l'exemple du Lathyrus, Tamara Lebrecht de Critical Scientists Switzerland a souligné le potentiel élevé des variétés oubliées ou négligées pour l'agrobiodiversité. Le Lathyrus est particulièrement convaincant par sa résistance à la sécheresse et sa teneur élevée en protéines.

    Le potentiel des variétés anciennes pour la sécurité alimentaire a été bien pris en compte dans les débats et ce fait est réjouissant pour nous. Il semblerait montrer une attention croissante pour notre domaine de niche et une prise en compte dans les discussions sur l’agrobiodiversité.

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    Présentations:

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    International

    Seed Policy Dialogue

    Le 30 septembre, le cinquième Seed Policy Dialogue de la Coordination européenne Let's Liberate Diversity (ECLLD) a eu lieu.

    Elle a été ouverte par Fulya Batur, avocate spécialisée dans le droit des semences de l'Union européenne. Elle a notamment résumé le total de 65 prises de position d'ONG, d'entreprises, d'instituts de recherche, etc., relatifs à la prochaine réforme de la législation sur la commercialisation des semences.

    En tant que contributeur au Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture (TIRPAA), Mario Marino a donné un aperçu de l'histoire des droits des agriculteurs et a souligné l'importance d'une législation équitable pour la conservation des cultures et une agriculture plus écologique.

    Riccardo Bocci, directeur du réseau italien de semences paysannes Rete Semi Rurali, a présenté ses expériences tirées de son travail sur les droits des agriculteurs et leur mise en œuvre dans le contexte européen. Les trois présentations ont été suivies d'un dialogue auquel tous les participants ont pu participer et discuter des processus actuels et des ajustements nécessaires à la législation européenne.

    Les Dialogues sur la politique des semences de l'ECLLD ont lieu environ chaque mois et la participation est gratuite. La coordination européenne Let's Liberate Diversity sert de plateforme pour l'échange d'expériences, de points de vue et de législations dans le but de promouvoir l'agrobiodiversité. L'événement se déroule en anglais et en français.

    Liens:

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    Pétition contre l'obligation de déclaration pour les acteurs de la diversité des semences

    Parce que l'agrobiodiversité ne s'arrête pas aux frontières : la pétition de l'association allemande Dachverband für Kulturpflanzen- und Nutztiervielfalt.

    Les nouveaux mécanismes de contrôle de l'UE doivent garantir une meilleure santé des plantes. Mais les mesures prévues à cet effet portent en même temps préjudice aux particuliers qui préservent la diversité des plantes cultivées.

    Vous trouverez ici de plus amples informations à ce sujet ainsi que la pétition.

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