CPC-SKEK

NEWSLETTER CPC

Hiver 2018-19

Chers membres et intéressés,

Nous vous souhaitons un bon commencement dans cette nouvelle année, qu’elle soit porteuse de rencontres enrichissantes et de succès dans vos projets.

Cette année sera très intense dans notre domaine. Fin février doivent être remis au groupe du PAN-RPGAA de l’OFAG les rapports et décomptes finaux des projets de la phase 5. La phase 6 débute avec 2019 et beaucoup de nouveaux projets de conservation, d’utilisation durable et de sensibilisation démarrent avec elle.

Nous sommes en période de consultation sur le développement de la politique agricole à partir de 2022 et il est encore temps de prendre position jusqu’au 6 mars.

2019 est la dernière année sous l’ancien régime du passeport phytosanitaire. A partir de 2020, le nouveau système entrera en vigueur. C’est l’occasion de vous enquérir, en cas de besoin, sur les informations nécessaires à votre domaine d’application. Cela permettra aussi au service phytosanitaire fédéral de clarifier certaines zones encore floues au niveau des implications dans notre niche.

Nous vous souhaitons une excellente lecture.

Bien cordialement,

Le bureau CPC

Du côté de la CPC

Annonce: Assemblée générale 2019

L’assemblée générale CPC aura lieu le 28 mars à Bio Schwand, chez Artha Samen à Münsingen (BE). Après l'assemblée et le repas de midi, une visite sera organisée l'après-midi. Le programme sera envoyé aux membres dès mi-février.

Les autres évènements de la CPC sont à découvrir sur : http://www.cpc-skek.ch/fr/events-de-la-cpc.html 

Liens:

Délai de remise des rapports de projets PAN-RPGAA 2018

Avec la nouvelle année 2019 le PAN-RPGAA est entré dans une nouvelle phase (6). La phase précédente s’achève et le délai de remise des décomptes et des rapports finaux pour les preneurs de projet est fixé à fin février 2019, avec l’actualisation des données dans la BDN biensûr.

L’agenda des délais pour les preneurs de projets PAN figure sur notre site: http://www.cpc-skek.ch/nap-programm.html Vous y trouverez également des liens vers la page de l’OFAG et les formulaires de décompte.

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Les grandes lignes du congrès RPGAA du 15 novembre 2018

La CPC a tenu son congrès le 15 novembre 2018 à Zollikofen, auquel septante personnes - des sélectionneurs, des conservateurs, des agriculteurs, des scientifiques, des organisations, des représentants fédéraux ainsi que des étudiants des universités et des haute-écoles - ont participé.

La question centrale posée aux différents intervenants de la journée était: les anciennes variétés sont-elles fit pour le futur? Autrement dit, est-ce que ces variétés ont une chance de se positionner à l’avenir et comment? Plusieurs aspects ont été examinés pour pouvoir répondre à cette question : l’état de santé, l’aptitude à la culture moderne, l’utilisation et le goût.

Conférences

Premier constat établi par Jennifer Gassmann d’Agroscope Wädenswil, qui évoquait des projets de description et d’utilisation de ressources fruitières menés sous mandat de FRUCTUS: toutes les variétés anciennes ne sont pas forcément plus robustes que les modernes, mais leur diversité et potentiel génétiques sont très élevés.

Valérie Abatzian, technicienne indépendante et formatrice à Génissieux (F), a présenté un programme français de culture de maïs population par des réseaux paysans de la Loire, créé à la suite de constats de contaminations par des organismes génétiquement modifiés. Le maïs population est un mélange de variétés anciennes sélectionnées pour résister aux conditions locales, dont une partie de la récolte est utilisée pour les semis de l’année suivante. Le programme réunit sur le même palier chercheurs, techniciens et agriculteurs. Valérie Abatzian a fait part de ses expériences tout en relevant: “Nous avons cru aveuglément que les variétés population étaient meilleures que les hybrides, mais depuis les dernières années de sécheresse, nos maïs ne donnent plus d’épis.” Bonne nouvelle pourtant, l’équipe de Valérie Abatzian leur a mesuré une qualité alimentaire supérieure en minéraux et protéines. “Ils démontrent une grande plasticité en réponse à l’environnement.” Qu’est-ce qui a favorisé ces initiatives et les a rendues pérennes ? Le bénéfice d’autonomie des paysans mais aussi les excellentes qualités de l’animateur du réseau, les bonnes pratiques (respect des distances d’isolement entre variétés, multiplication dans une parcelle dédiée, pas de mélange de variétés sans connaissances et création de réserves en cas de mauvaise récolte), la formation et le suivi ont contribué grandement au programme.  

Le cours de la journée a encore été agrémenté d’éclaircissements sur les ressorts des analyses sensorielles nécessaires en vue de la commercialisation des anciennes variétés. Au sein de la grande distribution, certains fruits et légumes ont trouvé leur créneau, pour la plupart convoités seulement par des consommateurs avisés. ProSpecieRara a démontré que chaque aliment peut trouver sa niche au travers de plusieurs exemples, dont celui de la Rose de Berne. Elle a encouragé les producteurs à communiquer sur les valeurs solides que véhiculent de tels aliments.

Partie pratique

Elle fut dirigée par Diana Hartig-Hugelshofer, une professionnelle de l’analyse sensorielle alimentaire à la HAFL. Lors de trois ateliers, les participants ont abordé l’analyse gustative d’humus de fèverolles, de carottes et de compotes de pomme par le biais de deux tests comparatifs et d’un test de préférence. Naturellement, ces aliments provenaient à 100% d’anciennes variétés.

Prochain congrès 2019

Il aura lieu le 14 novembre 2019 à Zollikofen et sera consacré aux réglementations sur les semences et au droit sur la protection des plantes.

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Du côté des membres CPC

Erschmatt ou la conservation du patrimoine traditionnel

Erschmatt est un petit village d’importance nationale, situé dans la commune de Loèche à 1228 m d’altitude. La culture du raisin et du vin y prospère grâce 3500 heures d’ensoleillement annuel, tout comme des plantes rares et environ 130 espèces oiseaux. Mais, ce village est également un modèle en son genre en matière de conservation du patrimoine culturel traditionnel.

En suivant Roni Vonmoos lors d’une visite guidée autour du patrimoine d’Erschmatt, on fait le dur constat que tout le savoir permettant à nos grands-parents (et à leurs parents) de cultiver des anciennes variétés de céréales - un savoir transmis de génération en génération depuis des millénaires - est complexe (il ne s’improvise pas) et qu’il a presque totalement disparu en seulement 1-2 générations.

Heureusement, pas totalement. Dans ce charmant petit village vieux de 2000 ans, divers vestiges signalent l’importance de la culture du seigle: des cultures en terrasse, des greniers ou “raccards”, maints outils pour battre la récolte et pour la vannerie. Jusqu’à la construction des premières routes vers 1950, les familles vivaient en autosuffisance et possédaient parfois leur propre variété. Si une grande partie de la diversité variétale s’est perdue, il reste tout de même une douzaine de variétés de seigle valaisan, cultivées dans le jardin botanique de Roni. En dehors des céréales, Erschmatt compte des légumineuses et une flore messicole rare, dont Androsace maxima, Adonis flammea et Agrostemma githago, qui fait l’objet d’une conservation cantonale.

Vers 1980 de forts élans de conservation ont surgi pour faire échouer le projet de création de stations de ski pour le grand tourisme. Ensuite, d’autres élans se sont raliés autour du patrimoine d’Erschmatt: le jardin botanique a été crée, un nouveau four à bois a été construit, puis est apparu le projet de faire du pain à l’ancienne avec les céréales du jardin.

Enfin, un réseau de collaboration entre “Erlebnis Welt Roggen” qui apporte la dimension touristique et le jardin botanique, a permis à Erschmatt de devenir un musée vivant en plein air, garantissant au visiteur une immersion parfaitement réussie dans le passé, entouré de paysages à couper le souffle.

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Rencontre avec Realisation Schmid aux Grisons

Andi Schmid, nouveau membre CPC depuis 2018, a créé son entreprise Realisation Schmid en 2017. Ingénieur spécialisé dans la culture de la vigne et des arbres fruitiers, il a travaillé au FiBL durant presque dix années. Il a ensuite déménagé aux Grisons pour y diriger Bio Grischun durant 13 ans. Parallèlement, il a débuté la gestion d’une exploitation de cultures spéciales.

Notons que 62.6% de la surface agricole utile du canton des Grisons est en BIO (moyenne suisse de 13.5 %, source : Office fédéral de la statistique, 2016). C’est dans ce contexte qu’Andi Schmid teste et décrit des variétés prometteuses de pêche de vigne qui pourront ensuite être sélectionnées pour la liste positive. Il s’agit donc d’un projet PAN-RPGAA qu’il mène pour le compte de ProSpecieRara. Un autre projet est dédié à la sélection de variétés robustes et savoureuses pour le marché spécialisé (Spezialitätenmarkt), en utilisant des méthodes classiques et selon les directives BIO. Andi cultive pour différents marchés de la rhubarbe, des myrtilles, des mirabelles et des roses, qui seront séchées pour la fabrication d’essences florales.  

Publicfruits - Fruttipertutti 

Avez-vous déjà rêvé de vous promener en ville, dans des espaces publics et d’y voir prospérer des poiriers, des pommiers en toute quiétude? Le rêve continue: imaginez maintenant pouvoir  cueillir leurs fruits lorsque l’envie vous prend et cela en toute liberté. Un rêve d’enfant, me direz-vous.

En Allemagne, se trouve Andernach, nommée aussi “la ville qui se mange” et qui permet à tout un chacun de se servir en toute légalité des fruits disponibles, que ce soit sur la vigne grimpante le long des parois des bâtiments, les pommiers qui fleurissent dans les espaces publics ou des arbustes de myrtilles devant l’église, etc.

En Suisse, Realisation Schmid a fait de ce rêve une réalité en démarrant le projet dans la commune pilote de Le Prese dans le Valposchiavo, au printemps 2017. Le principe de base est simple: dans un lieu public, des arbres fruitiers sont plantés et entretenus par des spécialistes. Chacun peut cueillir des fruits gratuitement lorsqu’un panneau “Publicfruits” y figure. Le concept simple se laisse moduler dans des lieux publics et semi-publics très variés et vient soutenir les villes à tourisme doux dans l’accueil des visiteurs.

Nous avons posé quelques questions à Andi Schmid sur Publicfruits:

  • Le projet à Le Prese a débuté il y a environ 2 ans. Comment se déroule-t’il?

Très bien, mais c'est encore trop tôt pour en tirer une conclusion. Tout se déroule selon nos plans et cette année d'autres sites au Valposchiavo deviendront Publicfruits.

  • Quelles qualités doivent avoir les arbres pour s’adapter aux milieux urbains? Est-ce-que les anciennes variétés sont aussi utilisée?

Les variétés doivent être faciles d'entretien et adaptés au site. Oui, les anciennes variétés peuvent être utilisées naturellement. 

  • Quelles retombées favorables pour le tourisme sont à prévoir avec le projet?

Publicfruits/fruttipertutti poursuit deux objectifs touristiques. D'une part, il s'agit d'augmenter l'attractivité des sites existants et d'autre part de les rendre plus accueillant.

  • Comment se comportent la population et les touristes? Est-ce que le risque existe que certains ramassent tous les fruits, ne laissant rien aux autres?

Bien sûr, il peut y en avoir, mais il semble qu'il s'agisse plutôt d'une exception, comme le montrent les expériences d'Andernach. De plus, tous les types de fruits ne sont pas mûrs en même temps et il existe un certain contrôle social.

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Résultats des projets de description et d’utilisation des ressources fruitières 2014-2018 et PAN-RPGAA

Le 6 décembre s’est tenue la conférence de clôture des projets relatifs à la description et à l’utilisation des ressources génétiques fruitières, chez Agroscope à Wädenswil. Il s’agit des quatre projets suivants: BEVOG III, WEBEVOG, NUVOG, NEVA. Ils ont été réalisés avec les financements du PAN-RPGAA, sous la conduite du groupe de recherche Amélioration et ressources génétiques des fruits d’Agroscope, sous mandat de Fructus.

Les responsables de projets Jennifer Gassmann, Romano Andreoli et Jakob Schierscher ont présenté les résultats: 39% des variétés de poires sont décrites contre 80% de pommes, presque autant pour les prunes (79%) et 49 % pour les cerises. Les descriptions comprennent une trentaine de descripteurs, des photographies et des références génétiques.

Une liste des variétés décrites a été ainsi réalisée et qui se base sur des critères comme l’analyse sensorielle, la robustesse aux maladies et la valeur ou histoire culturelle liée. Le nombre de variétés décrites aurait pu être plus élevé si le budget l’avait permis, comme l’a souligné Jennifer Gassmann, qui se réjoui de pouvoir continuer à investiguer l’énorme richesse des ressources fruitières dès 2019.

PAN-RPGAA

A cette occasion, d’autres conférenciers ont été invités, comme Markus Hardegger de l’OFAG. Markus Hardegger a souligné que 40% du budget de la phase 5 du PAN-PGAA a été attribué aux projets fruitiers. Il a aussi informé sur l’avenir des collections d’introduction: elles seront progressivement arrachées, ce qui permettra de réinjecter des moyens financiers dans le budget PAN et en faire bénéficier d’autres projets. Les projets PAN pour les fruits vont s’orienter de plus en plus vers l’utilisation durable étant donné que les projets de conservation sont presque entièrement réalisés. Aussi, la “core collection” est en cours de construction et regroupera 330 accessions et 30 sélections Agroscope dans 3 endroits différents. Elle est vouée à l’utilisation et met ainsi à disposition du matériel sain. Les évaluations, dans un objectif d’utilisation, seront poursuivies.

Pour terminer, Markus Hardegger a interpellé le public en ce qui concerne l’avenir des associations qui mènent des projets de conservation des ressources phytogénétiques au vu des changements de priorités du PAN. D’après lui, les associations qui ne couvre pas largement la chaîne de valorisation des variétés de niche pourraient avoir de la peine à survivre.

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Fabrication de cidre: une alternative pour l’utilisation des anciennes variétés de pomme

Le 16 novembre 2018 eu lieu une rencontre autour du cidre d’anciennes variétés de pommes à Agroscope Wädenswil à laquelle participa une majorité de producteurs fruitiers intéressés par cette nouvelle niche. Les propriétés de plus de 40 anciennes variétés de pomme ont été évaluées pour la fabrication du cidre et furent présentées dans le cadre de la clôture du projet NUVOG, financé par le PAN-RPGAA.

La Suisse compte 1300 anciennes variétés de pommes. Les variétés testées dans le projet ont produit l’émerveillement des spécialistes lors de l’analyse sensorielle qui les ont décrits comme possédant un large spectre sensoriel, une fourchette des composants structurants (comme l’acidité et les tanins) étendue, ainsi qu’une grande diversité aromatique. Ainsi, la production de cidre pourrait devenir une alternative intéressante pour les producteurs et pour l’utilisation des anciennes variétés de pomme.

La sélection des variétés pour la fabrication de cidre s’est faite à l’aide de plusieurs facteurs dont le profil du jus (sucré, salé, acide, amer), les descriptions de la BDN et la robustesse en particulier au feu bactérien. Durant le séminaire, une dégustation assistée par un spécialiste mettait sur la table les variétés suivantes: Birnapfel, Goldparmäne, Süsser Zila et Botset. Toutes ont montré des arômes et des préférences différenciés. Par exemple Birnapfel est plutôt sucrée alors que Süsser Zila est sucrée-amer. Un guide des 40 variétés recommandées par Agroscope pour le cidre est disponible ci-dessous.

Markus Bünter a également informé sur les exigences et les besoins phytosanitaires que les producteurs de cidre doivent remplir, dont l’obligation d’avoir un passeport phytosanitaire pour les producteurs d’anciennes variétés.

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National

Un passeport phytosanitaire pour tous les végétaux

Les nouvelles mesures concernant le passeport phytosanitaire ont été présentées à notre congrès du 15 novembre 2018, laissant planer des doutes sur le futur des anciennes variétés.

Peter Kupferschmied, du Service phytosanitaire fédéral, a fait part de l’accroissement de la présence d’organismes menaçant la santé des végétaux en Suisse, par l’intensification du commerce international et les changements climatiques. Les foyers de maladies et d’organismes nuisibles pourraient causer des pertes importantes dans la production agricole et horticole et mettre en danger les fonctions de la forêt. Un nouveau droit sur la santé des végétaux entrera donc en vigueur à partir du 1er janvier 2020 avec des mesures plus ciblées et des instruments supplémentaires qui permettront de mieux prévenir l’introduction, l’établissement et la dissémination d’organismes particulièrement dangereux. En particulier, le régime du passeport phytosanitaire (en vigueur depuis 2002) s’appliquera désormais à tous les végétaux destinés à la plantation.

La nouvelle “Ordonnance sur la santé des végétaux” impose le passeport phytosanitaire pour tous les végétaux ou parties de végétaux destinés à la plantation. La plupart des semences ne sont pas soumises à ce régime car elles ne présentent pas de risques. Le passeport sera nécessaire dans tous les cas d’échange commercial, y compris pour les marchandises commandée sur Internet ou par téléphone. Les passeports déjà délivrés restent valables jusqu’en 2022.

Avec l’arrivée de ces nouvelles règles, plusieurs lacunes quant aux implications dans les activités de notre niche existent actuellement. Les intéressés peuvent contacter le service phytosanitaire fédéral en cas de questions.

La conservation des anciennes variétés et la biodiversité cultivée semble à nouveau face à des défis de taille.

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Politique agricole dès 2022

La politique agricole AP22+ fait l’objet d’une consultation jusqu’au 6 mars 2019. L’office fédéral de l’agriculture a communiqué, lors de la plateforme biodiversité dans l’agriculture du 16 janvier 2019, que des propositions permettant au secteur alimentaire d’augmenter la valeur ajoutée sont bienvenues.

Au niveau des contributions à la biodiversité, une nouvelle Stratégie agricole régionale RLS démarre en 2022. Elle agit en faveur d’une “agriculture géospécifiée” (ou agriculture adaptée au site): les spécificités spatiales du site de l’activité agricole sont prises en compte moyennant l’adaptation des méthodes culturales au site en question. La RLS fusionne les contributions pour la mise en réseau écologique et les contributions pour la qualité du paysage au sein d’une contribution pour une agriculture géospécifiée. Elle a pour but de préserver les prestations écosystémiques de l’agriculture tout en supprimant les confusions entre les différents programmes de mesures utilisant les mêmes instruments. Les contributions “Réseaux” tombent ainsi dès 2022. Dans le nouveau système, plusieurs niveaux de mesures seront possibles dès lors: au niveau régional et au niveau de l’exploitation agricole. Des cantons pilotes testent dès 2019 les outils de la RLS (GR, LU, BE, VD-FR, SH, VS). La phase de transition aura lieu jusqu’en 2025 afin que les cantons et exploitations aient le temps de mettre en oeuvre les améliorations.    

Concernant la diversité génétique dans la PA22+, des discussions sont en cours pour déterminer les possibilités d’une intégration de mesures RPGAA à l’avenir dans les contributions à la biodiversité. Pour les plantes fourragères, le système des contributions pour les surfaces in situ se fait au moyen des paiements directs dès 2019. A compter de 2022, le système devrait être amélioré et le programme mis en oeuvre à l’échelle nationale.

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Hotspot: produire avec la biodiversité

Le dernier magasine Hotspot se consacre à la biodiversité dans l’agriculture et propose aussi un certain nombre d’articles liés aux ressources génétiques, dont deux présentent des projets PAN-RPGAA novateurs et un sur la conservation in situ des plantes fourragères.

On retiendra également l’interview de Andreas Bosshard de Vision Landwirtschaft sur le thème de la PA22+ ainsi que l’article sur la conversion de la FAO à l’agroécologie.

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